Choisir son premier stage de Reiki : mes notes de Lyonnaise après quelques essais et erreurs

Choisir son premier stage de Reiki : mes notes de Lyonnaise après quelques essais et erreurs

Un mardi après-midi au bureau entre deux dossiers de facturation, je fixe mon écran en sentant cette fatigue sourde que même un troisième café ne dissipe plus. Vous savez, cette lourdeur qui s’installe dans les épaules et qu’on finit par accepter comme faisant partie du décor — au même titre que la photocopieuse qui sature ou les bouchons sur le quai Claude-Bernard. C’est dans cet état-là, un peu par dépit et beaucoup par curiosité, que j’ai commencé à taper des mots-clés bizarres sur mon clavier, cherchant quelque chose qui n’était ni une cure de magnésium, ni une énième application de méditation.

La jungle des recherches Google m'a tout de suite sauté à la gorge. Entre les sites « nouvel âge » un peu perchés avec des polices d’écriture illisibles et les formations en ligne à prix cassés qui promettent de devenir maître en trois clics, je me suis sentie perplexe — pour ne pas dire carrément méfiante. Moi, je travaille dans l’administration d’une PME, j’aime les choses carrées, les process et les faits. Mais mon corps, lui, réclamait autre chose. C’est comme ça que j’ai fini par pousser la porte d’un cabinet de Reiki pour la première fois, sans trop savoir si j’allais en ressortir apaisée ou avec l’impression d’avoir perdu mon temps.

Le déclic : sortir de l'écran pour le concret

Après cette première séance qui m'avait laissée étrangement sereine — et un peu déconcertée par la sensation de chaleur que je ressentais alors que la praticienne ne me touchait presque pas — j'ai eu envie de comprendre. Pas pour en faire mon métier, non, j'aime bien mon poste et mes collègues. Juste pour voir si je pouvais faire ça moi-même, le soir, pour redescendre après une journée de stress.

J'ai donc cherché un stage. Mon premier critère a été géographique — Lyon, c'est grand, mais je voulais du local — et humain. J'ai vite compris qu'il y avait une hiérarchie dans ce milieu : le système traditionnel se découpe en 4 niveaux de formation Reiki Usui bien distincts. Pour débuter, on cherche le niveau 1, aussi appelé Shoden. C’est la base, là où on apprend les positions des mains et l’histoire de la méthode.

Gros plan sur des mains pratiquant le Reiki dans une atmosphère calme

Mon premier stage s'est déroulé lors d'un week-end pluvieux de novembre, dans une petite salle associative près de la Part-Dieu. J'avais une appréhension folle de me retrouver avec des gens bizarres, des gens qui parlent à des entités ou qui portent des capes — bon, j'exagère un peu, mais à peine. Au final ? On était six. Une infirmière, un retraité de la SNCF, deux jeunes en reconversion et moi. On était tous là pour la même chose : retrouver un peu de calme intérieur.

L'expérience du niveau 1 : entre doutes et chaleur

La durée standard d'un stage de niveau 1 est de 2 jours. C’est court et long à la fois. On passe beaucoup de temps assis à écouter l'histoire de Mikao Usui, le fondateur, mais surtout à pratiquer. Et c’est là que j’ai vécu mon premier moment de vérité. Alors que j’essayais d’appliquer les positions sur une autre participante, j’ai senti cette chaleur soudaine et picotante dans le creux de mes mains, alors que je suis d'un naturel plutôt froid et sceptique. Ce n'était pas une révolution mystique, juste une sensation physique indéniable, comme si mes paumes s'étaient transformées en petites bouillottes.

C'est à ce moment-là que j'ai compris une chose essentielle : le Reiki n’est pas une pratique médicale et ne remplace jamais un traitement conventionnel. Je ne suis pas médecin, je n'ai aucune formation de santé, et l’enseignant a été très clair là-dessus dès la première heure. C’est un outil de confort, un peu comme apprendre à bien respirer ou à s'étirer après le sport. Si vous avez un souci de santé sérieux, allez voir votre généraliste, c’est le bon sens même.

Pourtant, malgré ce bon début, je n'ai pas toujours eu de la chance avec mes formations suivantes. Juste avant les fêtes de fin d'année, j'ai voulu tester un autre format, plus court, chez quelqu'un qui avait une grosse notoriété sur Instagram. Quelle erreur ! On était vingt-cinq dans une salle beaucoup trop petite et surchauffée. Je me souviens encore de l'odeur de l'encens bon marché qui piquait les yeux dans une salle trop chauffée lors d'un stage décevant. L'enseignant passait plus de temps à parler de son prochain livre qu'à vérifier nos positions. Je suis repartie avec un mal de crâne et l'impression d'avoir acheté un produit marketing plutôt qu'une transmission.

Livres sur le Reiki et tasse de thé illustrant l'apprentissage personnel

Mes critères pour trier le bon grain de l'ivraie

Avec le recul, et après avoir suivi d'autres modules au début du printemps dernier, j'ai affiné ma méthode pour choisir. Comparez les formations comme on compare des recettes de cuisine : ce n'est pas parce que le chef passe à la télé que le plat sera bon dans votre assiette. Voici ce que je regarde maintenant :

Un point qui m'a beaucoup marquée, c'est l'importance de la période d'auto-traitement traditionnelle de 21 jours. Après le stage, on nous demande de pratiquer sur nous-mêmes chaque jour pendant trois semaines. C'est là que le vrai travail se fait. C'est un peu comme apprendre la guitare : le prof vous montre les accords pendant le cours, mais si vous ne grattez pas un peu tous les soirs dans votre salon, il ne se passera rien. Après les trois semaines d'intégration de mon premier stage, j'ai senti une réelle différence sur mon sommeil et ma gestion de l'énervement au bureau, même quand ma collègue de la compta oubliait encore de valider ses notes de frais.

Une feuille verte sur une pierre de rivière symbolisant l'équilibre et le soin

Le feeling, ce juge de paix lyonnais

Au final, mon conseil de simple amatrice, c'est d'écouter votre instinct. Évitez de choisir un maître Reiki uniquement pour sa notoriété en ligne ou le nombre de ses abonnés, car une formation en petit comité est souvent bien plus propice à votre apprentissage énergétique. J'ai eu de bien meilleurs résultats avec une dame discrète qui pratiquait dans son salon à la Croix-Rousse qu'avec le « gourou » aux mille likes.

Le Reiki est devenu pour moi une parenthèse, une manière de poser mes mains sur mes yeux fatigués après huit heures devant Excel. Ce n'est pas magique, ce n'est pas de la médecine, c'est juste un moment pour soi. Et dans nos vies à cent à l'heure, c'est déjà énorme. Si vous hésitez, allez-y avec curiosité mais gardez votre esprit critique. Un bon stage de Reiki doit vous laisser autonome, serein, et surtout, les pieds bien sur terre — même si vos mains, elles, commencent à chauffer un peu bizarrement.

N'oubliez jamais que votre ressenti est personnel. Ce qui a marché pour moi ne marchera peut-être pas pour vous de la même façon, et c'est normal. Prenez le temps de discuter avec l'enseignant avant de vous inscrire, posez des questions sur le déroulement des deux jours, et si vous sentez une pression quelconque ou un discours trop mystique à votre goût, passez votre chemin. Il y a assez de praticiens sérieux à Lyon et ailleurs pour que vous trouviez celui qui vous correspond vraiment.